Tarification des transports en commun

Le groupe mirs s’élargit et devient “MIRS!”

Notre vision à horizon 2050 pour les modes de déplacement

Au cours de ces 3 années de mandat, nous avons développé une vision de long terme du développement des modes de transports sur la Métropole de Lyon.

Le point de départ de cette vision : assurer le droit fondamental de toutes et de tous à se déplacer librement sur le territoire. Ce droit s’inscrit dans la nécessité de répondre à l’urgence climatique, tout en garantissant une justice sociale pour toutes et tous sur le territoire.

Pour cela, la répartition modale des modes de déplacements doit être revue. Aujourd’hui la voiture est prédominante sur le territoire et représente 50% des déplacements.

Notre vision à horizon 2050 :

     ▶️ Diminuer la part modale de la voiture de 50 à 15%

     ▶️ Augmenter la part modale des transports en commun à 35%

     ▶️ Augmenter la part modale des vélos et de piétons à 50%

Pour cela, nous préconisons avant toute chose :

1️⃣ le déploiement massif des transports en commun sur les 30 prochaines année 

2️⃣ le triplement du budget du SYTRAL de 1 milliard à 3 milliards d’euros.

Augmenter les recettes du SYTRAL, c’est augmenter les moyens alloués au développement des transports en commun sur le territoire. 

Beaucoup de pistes pour les augmenter relèvent aujourd’hui du niveau de l’Etat. 

Nous proposons: 

▶️ L’indexation des salaires sur l’inflation qui va mécaniquement entrainer l’augmentation du versement mobilité. 

▶️ L’augmentation du du versement mobilité à 2,95%. (Il est aujourd’hui plafonné par la loi à 2%) 

▶️ La création d’une nouvelle taxe sur la plus-value immobilière 

▶️ La création d’une nouvelle taxe sur les GAFAM liée à l’utilisation des données open-source qui leur permettent d’avoir des recettes commerciales. 

 

Au niveau local, les marges de manœuvre sont plus restreintes.

Nous souhaitons cependant :

 ▶️ L’augmentation la dotation de la Métropole au SYTRAL 

▶️ La levée les péages d’accès au réseau de métro pour lutter contre le non recours aux droits

Nos propositions concernant l'évolution de la tarification

Nous faisons 3 propositions très simples pour faire évoluer la
tarification sur le territoire Métropolitain, de manière à démocratiser
les transports en commun et développer leurs usages. 

1️⃣ Bloquer les prix des TCL au 1e janvier 2024. 

2️⃣ Étendre la gratuité pour la jeunesse, pour les – de 10 ans, puis pour les – de 25 ans.

3️⃣ Faire baisser les prix de l’abonnement à 50€ et du ticket à 1€

Notre travail sur la gratuité des transports en commun

Très largement convaincus par les arguments du Collectif Lyonnais pour la Gratuité des Transports en Commun (CLGTC), nous pensons qu’il est de notre devoir de promouvoir cette gratuité et de trouver des solutions pour son application concrète

Nous avons pour cela monté un groupe de travail pour de continuer la réflexion entamée par le CLGTC et de trouver les solutions et les arguments pour convaincre le reste des élu·e·s métropolitain·e·s du bien-fondé de cette démarche.

Rapport de LAET sur la gratuité des TCL

Le Laboratoire Aménagements Économie et Transports (LAET) a édité en 2019 un rapport très complet de 114 pages sur la question. De quoi fournir une bonne base de travail pour ce groupe ! Vous pouvez le consulter en cliquant sur l'image ci-contre ou en suivant ce lien.

Votre référent :

Laurent Legendre

Président du groupe
 
Conseiller métropolitain
de Villeurbanne

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Aujourd’hui, une délibération concernant l’offre découverte mobilités passe au Conseil de la Métropole ! Cette dernière, qui n’est qu’un déploiement opérationnel d’éléments déjà votés précédents dans le cadre des débats sur la ZFE, nous donne l’occasion de lister les plusieurs points positifs que nous souhaitons valoriser !


En effet, il y a plusieurs points positifs que nous souhaitons valoriser :

  • L’approche multimodale d’abord en mêlant transport en commun, autopartage et vélo n’est pas du tout anodine. Elle est importante, car la multimodalité est au cœur des déplacements du quotidien depuis la crise de la COVID-19. En effet, les observations montrent sur notre territoire que les habitants changent de type de transports dans le mois, dans la semaine et même dans la journée pour leurs déplacements.
  • L’introduction de la gratuité comme un dispositif valable est un second point déterminant. Oui, la gratuité peut être un outil adapté pour les mobilités, nous le faisons déjà en partie avec la tarification des TCL, nous l’avons voté ce matin sur l’eau avec les 12 premiers mètres cubes. Cette gratuité de 3 mois pour les transports en commun et l’autopartage et de 12 mois pour les Vélo’V.
  • La valorisation de l’autopartage enfin, comme une réponse pertinente à la transition sur les déplacements que nous devons toutes et tous opérer comme habitants. C’est l’occasion de dire que la journée nationale de l’autopartage, deuxième édition du nom, aura lieu le 27 mars prochain dans nos murs, et que nous nous en félicitons car cela faisait partie de nos préconisations lors de la feuille de route autopartage en 2022.

Un peu en miroir des aides pour l’achat de vélo à assistance électriques en début de mandat, nous avons le sentiment que les 2 millions d’euros ne suffiront peut-être pas et nous souhaitons avoir un état régulier de l’avancement de cette ligne budgétaire en commission déplacement voirie, comme on le fait pour les autres aides ZFE par exemple. Si au contraire elle n’est pas consommée, peut-être qu’il faudra revenir sur les 36 mois qui restreint le public concerné pour cette première étape.

Usager ! Enfin le mot « usager » va remplacer le mot « client » sur le réseau des TCL. C’est une très bonne nouvelle que le terme s’institutionnalise jusque dans la dénomination d’une société publique locale. Trop longtemps nous avons laissé l’entreprise privée KEOLIS choisir le vocabulaire qui invisibilisait le service public rendu par la collectivité en dénommant les voyageurs des clients !

Nous soutenons ce volet de la reprise en main 100% publique de la relation usagers. Comme pour la Régie Publique de l’Eau, maîtriser la relation usager, c’est avoir les yeux et les oreilles grands ouverts sur les nécessaires adaptations quotidiennes qu’il faut apporter au réseau, ici une modification de fréquence d’un arrêt de bus, là pour implanter correctement les arrêts d’une nouvelle ligne, ou bien ailleurs pour adapter les tarifs, etc, etc…

Au-delà de la transition avec la Délégation de Service Public actuel, nous avons des propositions de chantiers pour le Conseil d’Administration. Il s’agit notamment de la création des comités d’usagers par bassins de vies et par ligne de transport. Cela permettrait de coller au plus près des besoins de chaque ligne, bus, tramway, métro et d’adapter l’offre à la hausse dans un moment de montée en puissance de la ZFE où les citoyennes et les citoyens vont abandonner leur voiture (on le souhaite !)

Pour nous, le réseau de transports publics doit être gouverné de manière conjointe par les élus, par les usagers et par les salariés. Avec cette délibération, nous en prenons le chemin ! Tant mieux !

Montpellier va le faire, fin 2023. Pourquoi pas Lyon ? Lors du dernier conseil métropolitain, deux élus ont questionné à nouveau Bruno Bernard, le président écologiste de la Métropole sur l’étude d’une telle possibilité, essuyant une fin de non-recevoir.

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Monsieur le Président,

Chers collègues,

Pour ce débat,

J’aurais aimé détailler une énième fois nos critiques sur le choix du gouvernement de réduire l’autonomie des collectivités en supprimant la CVAE,

J’aurais aimé développer notre argumentaire quant à la dépendance risquée de nos recettes à des prix de l’immobilier trop élevés et complètement déconnectés de la capacité des ménages à se loger,

J’aurais aimé dire pourquoi l’excellente situation financière de la Métropole liée à l’attractivité économique de notre territoire se fait égoïstement au détriment des départements voisins,

J’aurais aimé faire tout cela, mais j’ai préféré me focaliser sur un seul sujet par souci d’efficacité,

Je souhaite profiter de ce débat d’orientation budgétaire pour prolonger la discussion engagée la semaine dernière par médias interposés sur le financement collectif de nos déplacements,

Je dis volontairement « financement collectif de nos déplacements » et non pas « gratuité des transports en commun », car je ne souhaite pas qu’on s’enferme dans les raccourcis que se brandissent mutuellement les opposants et les partisans de la gratuité d’accès à un service public quel qu’il soit,

Depuis 50 ans, nous avons fait le choix d’utiliser la voiture individuelle comme mode principal de déplacement. Sur la Métropole, c’est près de 700 000 véhicules individuels que nous achetons, assurons, entretenons et remplissons de carburants pour nous déplacer.

Cela représente une masse financière annuelle qui est comparable au budget du SYTRAL et de la Métropole. J’évalue ce chiffre de l’ordre de 3 milliards d’euros que les habitants de la Métropole dépensent chaque année pour financer l’investissement et l’entretien de ce parc de 700 000 véhicules individuels.

C’est une belle absurdité de notre économie capitalisme et une preuve de son inefficacité vis-à-vis du bien commun et de l’intérêt général. 700 000 véhicules, c’est délétère pour la qualité de l’air et pour la qualité de vie. C’est surtout bombe sociale d’avoir rendu captifs de larges pans de la population à ce mode de déplacement. Par contre, il est vrai que du point de vue de l’industrie automobile, c’est assez efficace !

Nous vous proposons donc d’ici à 2050 de diviser par 4 notre parc de véhicules individuels et de socialiser les économies financières réalisées. C’est une proposition que nous porterons dans le cadre du SCOT. Voilà quelques centaines de millions d’euros, voire de milliards, chaque année que nous pourrions flécher sur les transports en commun et sur un service public intégré des mobilités (TC, train, vélo, autopartage, covoiturage…)

Avec de tels sommes, nous pourrions baisser les tarifs des transports en commun tout en améliorant le réseau, sans opposer l’un avec l’autre. Nous aurions de beaux débats pour savoir dans quel ordre financer de nouvelles lignes de métros !

Nous avons une bifurcation écologique et sociale de nos modes de déplacements à opérer d’ici 2050 pour conserver notre monde habitable et vivable, pour garantir une qualité de vie aux futurs habitants de notre Métropole,

Cela passe par des ruptures dans nos modes de production et de consommation. Notre proposition est de passer d’un usage individuel de la voiture à un usage collectif en réduisant fortement la taille du parc de véhicules et en le mutualisant. Nous pensons que cela est nécessaire, mais surtout que cela est possible !

Alors que la Métropole de Lyon a choisi d’augmenter les tarifs TCL au 1er janvier 2023, les élus insoumis se sont opposés publiquement à cette hausse décidée par les écologistes. Les mois précédents, ils avaient aussi exprimé des critiques sur différents dossiers. Sans vraiment froisser au sein de la majorité. Pour l’instant.

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Laurent Legendre, conseiller métropolitain La France Insoumise, est l’invité de 6 minutes chrono. Il évoque la hausse du prix des tarifs des TCL.

La hausse du prix des billets et abonnements du réseau TCL ne fait pas consensus au sein de la majorité écologiste et de gauche de la Métropole de Lyon, collectivité de tutelle de Sytral mobilités qui organise les transports en commun dans l’agglomération lyonnaise. Le conseil syndical votera le 8 décembre la nouvelle politique tarifaire. Le groupe La France Insoumise exhorte Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et du Sytral de faire marche arrière : « ce n’est pas le moment. Nous sommes encore dans des difficultés d’exploitation du réseau. Nous avons une dégradation du service. Nous sommes en pénurie de chauffeurs. Ça nous paraît un mauvais signal que d’augmenter les tarifs quand nous sommes sur un service amoindri. Aujourd’hui, les ménages n’en peuvent plus », pointe Laurent Legendre.

Le conseiller métropolitain LFI de Villeurbanne réclame un gel des tarifs et plaide pour une autre solution pour pallier l’explosion de la facture d’électricité du réseau de transports en commun : le versement des entreprises ou des collectivités.

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Les 1er et 2 décembre dernier, deux communiqués venant des Insoumis à Lyon ont critiqué coup sur coup la gestion des mineurs non-accompagnés et la hausse des tarifs des TCL. Une prise de position plutôt rare depuis 2020.

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© Susie Waroude

Le ton monte entre les Insoumis et la municipalité écologiste. Le 2 décembre dernier, La France insoumise Nouveau Rhône et Métropole de Lyon et le groupe Mirs (Métropole insoumise, résiliente et solidaire) au conseil de la Métropole ont cosigné un communiqué réclamant « un gel des tarifs TCL en 2023 », estimant que la hausse des tarifs prévus en « est une occasion manquée pour promouvoir les transports en commun. »

Il s’agit de la deuxième critique venant d’un allié des Verts au conseil municipal en deux jours. Le groupe Lyon en commun s’était ainsi agacé le 1er décembre dernier de la « passivité » de la Métropole de Lyon et de l’État en ce qui concerne la gestion des mineurs non accompagnés. « La Ville de Lyon ne peut plus jouer les pompiers de service ! », a ainsi dénoncé le groupe de Nathalie Perrin-Gilbert.

Des différends réguliers mais apaisés

Avant la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) des élections législatives de  juin dernier, EÉLV, PS, PCF et LFI avaient déjà fait liste commune à Lyon à l’occasion des élections municipales et métropolitaines en 2020. Rapidement, des différends avaient éclatés entre le groupe écologiste, majoritaire, et les différentes factions d’insoumis : Lyon en commun au conseil municipal, Métropole en commun et Mirs au conseil de la Métropole.

La vidéosurveillance a d’abord mis le feu aux poudres place de la Comédie, quand l’Arena de l’OL, l’extension de la Zone à faibles émissions ou bien la gouvernance de Sytral Mobilités a laissé entrevoir des lignes de fracture rue du Lac. Rien d’irrémédiable toutefois, la régie de l’eau, la tarification sociale dans les TCL ou encore le revenu solidarité jeunes permettant de recoller les morceaux. 

Les Insoumis et apparentés proche du coeur du réacteur

Lors de chaque moment de tension, le maire de Lyon Grégory Doucet et le président de la Métropole Bruno Bernard avaient su lâcher du lest. Déjà bien représentés dans l’exécutif municipal avec trois adjoints (Laurent Bosetti, Nathalie Perrin-Gilbert, Alexandre Chevalier), les Insoumis et apparentés ont récemment renforcé leur présence dans l’équipe de vice-présidents de la Métropole de Lyon.

En plus de Laurence Boffet (Métropole en commun) à la Participation et aux initiatives citoyennes, Florestan Groult (Mirs) a remplacé l’écologiste Yves Ben Itah en charge de la Politique sportive au mois de septembre. 

> Lien vers l’article

Le groupe Insoumis de la Métropole de Lyon, membre de la majorité, s’oppose à l’augmentation des prix des abonnements et tickets sur le réseau TCL.

« Nous sommes contre cette augmentation et nous pensons que c’est une occasion manquée pour promouvoir les transports en commun. » Le message est clair, le groupe Métropole insoumise, résiliente et solidaire, membre de la majorité, regrette la hausse des tarifs des TCL annoncée par Bruno Bernard ce mercredi 30 novembre.

« Incompréhensible de payer un surcoût pour un service amoindri »

« En pleine mise en place de la ZFE, le signal envoyé aux usagers est contreproductif pour un gain de budget assez faible. Nous avons au contraire besoin d’un signal prix attractif pour donner envie aux habitantes et habitants d’abandonner leur véhicule individuel« , détaille le groupe. La qualité dégradée du service depuis la rentrée est également pointée du doigt, « il est incompréhensible pour les usagers de payer un surcoût pour un service temporairement amoindri« .

Pour rappel, Bruno Bernard, président du Sytral et de la Métropole de Lyon a annoncé que les tickets achetés à l’unité coûteront 10 centimes de plus, passant de 1,90 € à 2 €. Les abonnements suivront eux aussi une hausse de 3,3 %, contre environ 1,5 % habituellement. Le groupe Insoumis donne rendez-vous le 8 décembre, pour le conseil syndical de Sytral Mobilités qui devrait être agité.

> Lien vers l’article

Alors que l’État refuse l’indexation des salaires, des prestations sociales et des minimas sociaux sur l’inflation, le Conseil Syndical de SYTRAL Mobilités s’apprête à voter le 8 décembre 2022 une hausse des tarifs des TCL au 1er janvier 2023. Certes, elle est inférieure à l’inflation, mais cela représente un surcoût pour les usagers. 

Nous sommes contre cette augmentation et nous pensons que c’est une occasion manquée pour promouvoir les transports en commun. 

ZFE 

En pleine mise en place de la Zone à Faibles Émissions, le signal envoyé aux usagers est contre-productif pour un gain de budget assez faible. Nous avons au contraire besoin d’un signal prix attractif pour donner envie aux habitantes et aux habitants d’abandonner leur véhicule individuel au profit des transports en commun. L’augmentation du nombre d’abonnés par une grande campagne de promotion des transports en commun pourrait d’ailleurs générer de nouvelles recettes à court terme. 

Difficultés d’exploitation 

De plus, la situation de l’offre de transport en commun depuis septembre 2022 sur le réseau TCL est dégradée du fait du manque de chauffeurs d’une part, et du fait des difficultés techniques sur le métro d’autre part. Il est incompréhensible pour les usagers de payer un surcoût pour un service temporairement amoindri. La collectivité s’honorerait de faire un « effort » au lieu de le demander aux usagers. 

Gratuité des transports en commun en 2030 

Notre mouvement politique défend la gratuité des transports en commun pour des buts écologiques, sociaux et démocratiques. Faut-il rappeler ici que la billetterie ne représente que 27% des recettes du SYTRAL et qu’une gratuité partielle déjà en place n’empêche aucunement le développement du réseau ? Si nous sommes conscients que la gratuité ne peut être mise en œuvre rapidement, nous pensons qu’il faut dès maintenant geler les tarifs avec un objectif de gratuité à horizon 2030. D’ores et déjà, les transports en commun devraient être gratuits les jours de pollution de l’air. 

Rendez-vous le 8 décembre pour le Conseil Syndical de SYTRAL Mobilités.

La France Insoumise du Nouveau Rhône

La France Insoumise de la Métropole de Lyon

Métropole insoumise, résiliente et solidaire

Conférence de presse du mercredi 9 mars 2022

Nous avons souhaité tenir ce point de presse conjoint pour informer de notre position quant au futur mode de gestion du réseau TCL qui interviendra en juillet 2024 et sera voté au prochain Comité syndical du Sytral, le 10 mars.

La délibération soumise au vote demain propose d’opter pour un allotissement du réseau TCL, qui serait scindé en deux lots. Le premier serait constitué d’un lot modes lourds (métro, funiculaire, tramway -dont Rhônexpress-, gestion des infrastructures, informatique, sécurité) et un second, autour d’un lot bus et trolleybus.

Nous avons largement participé au groupe de travail sur le mode de gestion mis en place par le Sytral, à la demande de plusieurs élus de la majorité, et nous remercions les services pour leur disponibilité dans ce groupe de travail.


Les arguments avancés pour justifier la décision d’allotissement quant au réseau TCL tient, pour l’essentiel, à un argument : un lot unique contribuerait à un appauvrissement de la qualité des réponses, soit de la mise en concurrence, dans un secteur économique déjà très concentré. En quelque sorte, la gestion unique conduirait à un quasi-monopole du délégataire. Les objectifs annoncés seraient d’homogénéiser l’expérience des usagers et de repositionner l’Autorité organisatrice dans un rôle de pilotage de la mobilité sur son territoire, en supervisant globalement l’ensemble des réseaux, ce qui impliquerait de sortir d’un monopole quasi privé. Enfin, il est indiqué que le Sytral, devenu AOMTL, pratique déjà largement l’allotissement et que, dans le cadre de ses nouvelles prérogatives, la taille et les enjeux du contrat TCL actuels déséquilibreraient le pilotage des contrats à l’échelle du Sytral.

Nous noterons, enfin, que la plupart des opérateurs connus -Transdev, Keolis, RATPt- sont des opérateurs à capitaux publics.

Nous ne partageons pas l’idée que l’allotissement du réseau TCL, enrichi du Rhônexpress et d’Optibus, constituerait une réponse de choix pour le Sytral. Récupérer dans une gestion directe les missions stratégiques et la relation usager, objectif que nous partageons, n’exige pas de scinder le réseau, qui aurait pu rester dans un lot unique, d’une part. D’autre part, nous ne voyons pas en quoi ce projet de deux lots modes lourds/trolleybus faciliterait la gestion des autres réseaux, bien au contraire. Si problème il y a -ce qui reste à étayer-, il ne peut se résoudre en affaiblissant l’unité du réseau TCL mais bien en renforçant les compétences et moyens humains et techniques de l’Autorité organisatrice.

Par principe, nous sommes défavorables à l’allotissement, qui se traduit toujours par une dégradation de la qualité du service pour l’usager et une dégradation du statut des salariés. Nous vous renvoyons à l’expérience de la SNCF, qui illustre bien notre propos.

L’allotissement peut creuser des inégalités territoriales entre modes de transport rentables et d’autres, qui le sont moins et entre zones desservies.

Et on peut faire le parallèle avec le contrat Veolia de 2012 sur l’eau. On a renforcé l’Autorité organisatrice et, donc, on peut faire la même chose avec Keolis. L’objectif est de renforcer l’Autorité organisatrice par une réécriture d’un contrat qui contrôle le délégataire et exige des critères de qualité de service et de satisfaction des usagers. Séparer la distribution et la production d’eau potable n’aurait permis en rien de se diriger vers une régie publique de l’eau.

Il faut renforcer la présence des usagers et des salariés dans les instances de décisions du SYTRAL.

L’allotissement ne favorise pas une vision globale des usagers.

Nous partageons l’inquiétude des agents des TCL, parce que le socle social se heurte à des incertitudes réglementaires quant à sa viabilité. Rien n’oblige les deux délégataires à appliquer strictement les mêmes conditions de travail et de rémunération ; notamment si l’un des deux délégataires décide d’une augmentation plus importante que l’autre, rien n’oblige le deuxième à s’aligner dessus. À terme, l’allotissement creuse les différences entre salaires et conditions de travail, ce qui rend encore plus difficile un retour en régie puisqu’il faudrait rapprocher des statuts différents. Par ailleurs, il y aura un appauvrissement des carrières des agents puisque les passerelles entre les différents métiers ne seront plus automatiques.

Pour le vote, nous marquons un désaccord, mais ce n’est pas une rupture.

Nous restons en cohérence avec les engagements programmatiques de la majorité.

Groupe Communistes & Républicains

Groupe Métropole insoumise, résiliente et solidaire