Refonte des relations avec le sport amateur et le monde associatif

Le groupe mirs s’élargit et devient “MIRS!”

La crise du COVID-19 nous a permis de constater la fragilité de notre modèle économique et social, et au cœur de cette fragilité la grande précarité des petites structures associatives et de sport amateur. Il nous a alors semblé naturel d’envisager différemment le rôle de la métropole, comme un phare solide guidant dans la nuit plutôt que comme une source de stress supplémentaire.

C’est pourquoi nous avons engagé avec ce groupe de travail une réflexion sur la refonte des relations entre associations et métropole. Ces relations doivent à la fois simplifier la tâche administrative des associations partenaires, mais aussi valoriser le monde associatif comme un expert, capable d’accompagner nos politiques publiques autant que de les influencer.

Élu·e·s, citoyen·ne·s bénévoles, dirigeant·e·s de clubs ou d’associations ou simples bénéficiaires de leurs activités, tout le monde est le bienvenu pour mener à bien cette petite révolution !

Première synthèse des travaux

Les premiers échanges ont permis de sortir ce document de 6 pages intitulé "Une nouvelle ambition politique pour le sport amateur de la Métropole de Lyon". Vous pouvez le consulter en cliquant sur le document ci-contre, ou en suivant ce lien.

Votre référent :

Moïse Diop

Conseiller métropolitain
des Lônes et Coteaux

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Chers collègues,

C’est une déclaration que nous allons faire à deux voix.

Cette délibération n’est pas une surprise, sauf à être complètement sourd des agents qui ont à charge de mettre en œuvre nos politiques de solidarités. Depuis fort longtemps, l’hôpital qui est un pivot de notre système de solidarité est en souffrance. La plupart des structures qui ont la charge de cette solidarité sont dans cette même tourmente. Des gouvernances pas très claires, une fragilité financière, une organisation du travail très dure qui contraignent certains travailleurs de ce secteur à choisir l’intérim pour améliore leurs conditions de travail, leurs conditions de vie et leurs conditions familiales. Je choisis quand je travaille, où je travaille et avec qui je vais travailler. Ce n’est pas une situation nouvelle. Depuis fort longtemps, le personnel de nos structures tire la sonnette d’alarme, donc cette délibération pour nous n’a rien de surprenant.

La question qu’il nous faut poser tout simplement, c’est que cette subvention nous devons la donner pour sauver la Sauvegarde 69, mais elle doit nous forcer à poser la question de nos actions de solidarité, comment elles sont menées et dans quelles conditions. Et je laisse la parole à Florestan GROULT pour compléter mon propos sur la vie associative.

Mon collègue Moïse DIOP a posé la question sur un plan assez large de notre relation aux associations, qu’il est vrai parfois on réduit à leur action correspondant à des objectifs institutionnels. Il me semble, là, important après les propos que j’ai entendu, de précisément rappeler que la mise en question de la liberté d’associative en revendiquant un siège au conseil d’administration contre des moyens me semblerait poser un problème politique. Une association n’appartient pas à ses financeurs, elle appartient à ses adhérents en premier lieu et en second lieu à ses usagers. Bien sûr, nous ne pouvons qu’encourager des démocraties et des gouvernances associatives qui intègrent justement les salariés et les usagers, et je crois que dans le cas de la Sauvegarde 69 l’exclusion des salariés du conseil d’administration il y a quelques années est peut-être une des causes des problématiques qu’on retrouve aujourd’hui. Bien sûr, on appelle à renforcer nos dialogues partenariaux et de gestion, mais il me semble important qu’obliger à une forme d’ingérence pour préempter la souveraineté associative serait un principe qui serait fort regrettable pour la démocratie sociale et dangereux pour avoir une parole citoyenne forte et autonome face aux institutions. Nous soutenons sans réserve cette délibération pour la préservation des emplois, du soin et de la souveraineté associative.

Je vous remercie.

Monsieur le Président, chèr.e.s collègues,

Nous souhaitons aujourd’hui prendre la parole pour saluer et soutenir fermement cette initiative innovante de la Métropole de Lyon visant à prioriser les investissements dans les équipements sportifs favorisant la pratique sportive des publics les moins pratiquants. C’est un geste politique majeur en faveur de l’égalité et de l’inclusion.

Nous constatons tous sur notre territoire que le sport est une demande sociale croissante, mais malheureusement, sa démocratisation effective est entravée par des inégalités sociales, de genre, d’âges persistantes. La stratégie métropolitaine que nous examinons aujourd’hui vise à briser ces barrières pour rendre le sport accessible au plus grand nombre.

Pour concrétiser cette ambition, la Métropole de Lyon souhaite soutenir la création d’une dizaine d’ « îlots urbains multisports en plein air inclusifs en libre accès » par le biais d’un appel à projets doté de 1,7 million d’euros en subventions d’investissement. Je tiens à souligner plusieurs aspects cruciaux de cette démarche :

Tout d’abord, il s’agit d’un acte politique fort de la part de notre métropole. Favoriser de nouveaux lieux de pratique sportive est un investissement dans le bien-être de nos concitoyens et dans l’avenir de notre communauté.

Ensuite, il ne s’agit pas simplement d’un financement de la part de la Métropole. C’est un véritable accompagnement à la conception et au montage des dossiers, en apportant l’expertise du service public, pour garantir la réussite de ces projets.

De plus, cette initiative s’appuie sur une étude d’usage reconnue par l’Agence nationale du sport. Cette étude nous permettra de travailler sur l’inclusivité de ces espaces, en particulier pour les jeunes filles.

Enfin, je tiens à souligner l’importance de la régulation humaine dans ce processus. La co-conception de ces espaces avec les habitants est fondamentale. Cela garantit que les besoins réels de notre communauté sont pris en compte et que ces équipements répondent véritablement à leurs attentes.

En conclusion, je suis fier de soutenir cette initiative qui reflète nos valeurs de solidarité, d’inclusion et d’égalité. Le sport ne doit pas être un privilège, mais un droit pour tous. La Métropole de Lyon prend ici un engagement clair en faveur d’une société plus équitable et plus ouverte à la pratique sportive, et je suis convaincu que cette démarche apportera des bénéfices durables à notre communauté.

Je vous remercie, 

Vive les associations !

Les associations sont essentielles à la fabrique de la société de l’entraide et de l’émancipation individuelle et collective que nous souhaitons. Dans la Métropole, elles jouent un rôle politique et social capital en agissant comme des facilitateurs entre des villes et communes aux enjeux territoriaux et sociaux très divers.

Lutte contre l’extrême droite, changement climatique, lutte contre la pauvreté… nous croyons fermement en la force de l’engagement, de l’éducation populaire et de la création de nouveaux imaginaires pour faire face aux enjeux de notre temps.

Par le levier de la Vice-Présidence à la vie associative portée par Florestan Groult, notre objectif est de renforcer les moyens des maisons des associations pour qu’elles puissent accueillir sans distinction toutes les initiatives et aspirations des habitant.e.s. 

Monsieur le Président, chers collègues,

Qu’elles soient sportives, culturelles, reconnues d’utilité publique, de protection des droits, environnementales, caritatives, sociales, mémorielles, humanitaires, et sous bien d’autres formes, les associations sont un maillon essentiel à la fabrique de la société de l’entraide et de l’émancipation individuelle et collective que nous souhaitons.

Créatrices d’espaces d’engagement qui convergent vers un but et un idéal commun, hors de la logique lucrative, elles sont des outils indispensables à notre vie collective et locale. Propices à la mise en place des processus démocratiques, d’apprentissage, et de transmission, elles sont aussi le terreau de rencontres, d’échanges, de construction d’imaginaires et d’actions collectives.

Grace à cette délibération-cadre, qui sanctuarise la politique associative de la Métropole pendant les 3 prochaines années, la vie associative est enfin reconnue comme une politique publique à part entière de la Métropole de Lyon. En réaffirmant le droit d’initiative des associations et les principes de la liberté associative, elle protège ce droit fondamental et donne les moyens de permettre à toutes et à tous, par le biais de l’engagement et de l’éducation populaire, d’acquérir les leviers pour s’autodéterminer consciemment, penser et transformer le monde, ainsi que d’y défendre ses propres droits.

Cette réaffirmation est d’autant plus nécessaire aujourd’hui, dans une période de profondes mutations de nos sociétés, à l’heure où l’extrême droite projette au loin un horizon menaçant, et alors que le gouvernement jette l’opprobre sur les mouvements sociaux et écologiques. En actant la dissolution des Soulèvements de la Terre, en coupant les subventions à la ligue des droits de l’homme ou en exerçant des pressions sur l’association Attac.

Je crois qu’il est bon aujourd’hui de rappeler que la fabrique de la société nait dans la rencontre entre la vie institutionnelle et la vie citoyenne, dont les associations représentent le cadre. Il serait faux d’affirmer que le seul progressisme possible ne se trouve qu’au sein de nos institutions et dans le strict cadre de la loi. Toutes les conquêtes sociales dont notre pays est aujourd’hui si fier se sont construites sur la tension entre le légal et le légitime. Droit à l’avortement, droits de vote des femmes…  Nous devons le progrès social à celles et ceux qui ont transgressé dans le passé ce qui était autorisé. En réaffirmant les associations comme actrices de la transformation sociale, cette délibération ré-insuffle le sens politique de la vie et du fait associatif dans ce sens.

Elle donne également le cadre pour établir collectivement les structures de l’éducation populaire au sein de notre territoire et en donne une première définition : avoir le droit et se donner les moyens de penser, comprendre le cadre, dans le but de le transformer.

Cette notion d’éducation populaire a été portée sans relâche par la résistante Christiane Faure après-guerre, alors que l’Europe faisait l’amer constat que le fascisme, la barbarie nazie n’avaient pu être empêchées. A la tête de la Direction de l’Éducation populaire et des mouvements de jeunesse dans le gouvernement provisoire de 44, elle recrute les dix-huit premiers instructeurs nationaux d’éducation populaire de ce ministère.

Il s’agit pour nous d’une grande fierté, de voir donner son nom au comité qui réunira en son sein la pluralité des savoirs et des visions dans le but de redéfinir la politique de soutien à l’éducation populaire, l’engagement et à la citoyenneté de la Métropole de Lyon.

Bravo au Vice-Président Florestan Groult pour ce travail mené en quelques mois depuis sa prise de fonction en septembre 2022.

Je vous remercie.

Pour télécharger le document : délibération politique vie associative

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Après l’annonce du maire de Lyon de conditionner les subventions des clubs de sports au suivi d’une formation aux violences sexistes et sexuelles, les différents acteurs de la ville, clubs ou encore associations soulignent, « l’importance et la nécessité de cette prise de position ». 

Élu en 2020, le maire de Lyon Grégory Doucet a la responsabilité de distribuer chaque année un peu plus de 3 millions d’euros de subventions aux clubs sportifs amateurs de la ville. Or, à partir de 2024 les choses vont changer. Cet apport financier alloué aux acteurs du sport lyonnais sera désormais conditionné à une formation des clubs et associations aux violences sexistes et sexuelles. Pourtant et bien avant cette annonce, un club n’a pas attendu cette prise de position politique pour agir sur ce fléau : le club de foot de Lyon-La Duchère. 

Depuis novembre 2021, « le club a mis en place un pôle de prévention pour lutter contre toutes les formes de violences », souligne Jean-Christophe Vincent, le président du club de foot sur le plateau de 6 minutes chrono, l’émission quotidienne de Lyon Capitale. Précurseur dans le traitement de tous les types de pressions, « psychologiques, agressions sexuelles, harcèlements », le président dénonce une inaction des fédérations sportives, notamment de la part de la plus importante : celle du football. « La fédération est totalement perdue, elles à l’Ouest sur ce sujet », déplore l’homme fort du club qui vient d’être relégué en National 3.

Petit à petit et avec du temps, les dispositifs mis en place par le club ont permis aux jeunes de commencer à parler des problèmes dont ils sont victimes dans leurs vies personnelles. S’étant jusqu’ici senti un peu seul au coeur de ce combat, Jean-Christophe Vincent se dit donc « très content que la Ville de Lyon puisse prendre ce genre de position « . 

Féminiser au maximum le sport 

Une semaine après les annonces faites par Grégory Doucet dans les colonnes du journal L’Équipe, Julie Nublat-Faure, l’adjointe au sport à la Ville de Lyon, insiste « nous voulons fluidifier au maximum la parole chez nos jeunes, notamment chez les femmes ». Après la montée en puissance du mouvement Me Too, puis la prise de position plus locale du club de Lyon-La Duchère, la Ville de Lyon entend désormais prendre sa part et peser sur ce sujet. « Toutes les fédérations sont impactées par les agressions dans le sport », prévient l’élue EELV.

« Aujourd’hui, nous ne subventionnons plus des clubs qui n’ont pas de section féminine »Julie Nublat-Faure, adjointe au sport de la Ville de Lyon

L’un des leviers que souhaite activer la municipalité passe donc par la féminisation du sport lyonnais. « Il faut féminiser au maximum les clubs de sports, pour lutter contre les violences sexuelles et physiques. Il faut aussi mettre des femmes aux postes de gouvernance sportive », précise Julie Nublat-Faure. Dans cette optique, la mairie de Lyon a pris depuis le début de son mandat des engagements forts afin d’augmenter la présence féminine dans les clubs. « Aujourd’hui, nous ne subventionnons plus des clubs qui n’ont pas de section féminine », affirme l’adjointe au sport. Si Julie-Nublat Faure reconnaît avoir conscience que les bénéfices du changement pourraient mettre du temps avant de se ressentir, elle garde néanmoins l’espoir qu’une féminisation du sport aura un réel impact sur les mentalités. Et entraînera de fait une baisse des agressions.

Un travail commun entre la Métropole et la Ville

En parallèle de son travail sur la parité, la municipalité entend également veut accélérer sur les formations, les témoignages et les forums et sur les violences sexistes et sexuelles dans le sport. Des ateliers sont déjà proposés depuis 2021 en ce sens, mais Julie Nublat-Faure souhaite aller plus loin. « L’année prochaine, une grosse conférence sera organisée en début d’année à l’Office des sports à Lyon et ensuite plusieurs ateliers de trois heures seront proposés à tous les clubs de la Ville Lyon », annonce l’adjointe. Lors de ces différents temps d’échanges, l’association Colosse aux pieds d’argile qui a pour mission la sensibilisation et la formation aux risques de violences sexuelles, accompagne et accompagnera de nouveau la ville et plus largement la Métropole de Lyon. 

« La Ville et la Métropole de Lyon travaillent main dans la main sur ce sujet« , souligne, le vice-président de la métropole de Lyon à la politique sportive, Florestan Groult. Au-delà de la capitale des Gaules, le travail mené par la collectivité territoriale concerne « les 59 communes de la métropole ». Bien consciente du problème et des enjeux, la Métropole de Lyon semble vouloir mettre un coup d’accélérateur en cette fin d’année scolaire.

L’émergence d’association 

« Lorsqu’on voit ce qu’il se passe un niveau du patinage artistique, il faut faire quelque chose », estime l’élu insoumis. Pour rappel, l’ancien entraîneur français de patinage artistique Gilles Beyer avait été accusé de viols et d’agressions sexuelles en 2021 par plusieurs femmes, dont son ancienne élève Sarah Abitbol. Le courage de l’ancienne patineuse a par la suite permis à d’autres témoignages d’émerger. La parole se délit et les victimes d’agressions parlent de plus en plus, mais parfois « la peur et c’est normal empêche de dire les choses », reconnaît Florestan Groult.  

Pour essayer de faciliter ce travail, l’association Les Papillons,lutte par exemple contre les maltraitances infantiles « en installant des boîtes aux lettres dans les écoles et dans les clubs de sport pour pouvoir libérer la parole sur des problèmes dont sont victimes les enfants », explique son président et fondateur, Laurent Boyer.

Une boîte aux lettres de l’association Les Papillons @LaurentBoyer

Créée en 2018 et conventionnée depuis trois ans par le ministère des Sports, l’association ambitionne de s’implanter à Lyon. « Le positionnement de Grégory Doucet est très bon, nous avons commencé à parler ensemble, je viens d’envoyer notre cahier des charges à la ville de Lyon », confie Laurent Boyer. Le travail de l’association va toutefois au-delà de la simple installation de boîtes aux lettres dans les clubs. Les Papillons doit aussi former une personne ressource dans chaque club, afin de pouvoir expliquer le dispositif, ainsi qu’une deuxième personne dite « de confiance », qui aura pour objectif de scanner et envoyer au pôle dédié de l’association les courriers recueillis. En fonction des témoignages, des signalements peuvent ensuite être envoyés directement au procureur. 

Aujourd’hui installée dans plus de 208 clubs à travers le pays, l’association a reçu sur l’année 2021-2022 environ 61 000 lettres d’enfants, un chiffre « qui devrait augmenter sur cette nouvelle année scolaire », affirme Laurent Boyer. Bientôt implantée à Paris, puis à Marseille, l’association devrait déposer ses premières boîtes aux lettres en « novembre 2023 » dans la troisième plus grande ville du pays. 

Présentés comme « des grandes familles » par Julie Nublat-Faure, les clubs de sport de Lyon n’auront désormais d’autre solution que de s’emparer à bras le corps de la problématique des violences sexistes et sexuelles. En s’appuyant sur les associations pour lutter contre ce fléau, la ville de Lyon va déjà essayer de son côté de changer les façons de penser avec le conditionnement des subventions des clubs de sport.

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Régie publique de l’eau, politique associative et sportive, engagement militant, égalité femmes-hommes , NUPES…

… Florestan Groult a eu le plaisir de répondre aux questions de Frédéric DUVAL sur LYON 1ère

Une interview à retrouver ci-dessous 👇

En remplacement d’Yves Ben Itah, Florestan Groult est le nouveau vice-président de la Métropole de Lyon chargé des Sports. L’élu souhaite « mettre tout en oeuvre pour déployer des dispositifs d’accès au sport, notamment pour ceux qui en sont le plus éloignés ou exclus ».

Selon Florestan Groult, il y a un « gros travail à faire sur la féminisation du sport ». L’Open 6e Sens Métropole permet en ce moment de « mettre en avant sur les grands écrans le sport féminin » avec son ambassadrice Caroline Garcia, la « pointe d’un iceberg ».

Quid de l’OL ou du LOU ? « Il faut être auprès des équipes premières d’une ville parce qu’elles sont une source d’inspiration », note le vice-président.

Egalement vice-président de la régie publique de l’eau, il révèle qu’avec la grogne contre la réforme des retraites, les agents ont déjà été en grève pour leur premier mois de travail. Mais un service minimum était assuré : « On a des agents investis qui comprennent que ce service minimum est nécessaire. On les soutient sur les grèves ».

La demi-finale de Coupe du Monde ce mercredi soir entre la France et le Maroc est forte en symboles.

Pour les Français d’origine marocaine se posent les questions de l’équipe à supporter, du sentiment d’appartenance à une nation à travers le football… Tandis que des Français sans racine maghrébine font le choix de soutenir les Lions de l’Atlas, à l’instar d’Hervé Renard, qui fut le sélectionneur du Maroc.

Florestan Groult lui n’a pas souhaité choisir. Vice-président aux Sports à la Métropole de Lyon, proche de la France Insoumise, s’est fendu d’un tweet dans lequel il déclare « Allez la France et le Maroc ». Comme ça, pas de jaloux.

Soutiendra-t-il encore les deux équipes quand la France affrontera l’Argentine en finale dimanche ?

Florestan Groult est dans sa semaine Coupe du Monde. Lundi, au conseil de la Métropole, il s’était affiché avec le brassard One Love interdit par la FIFA et avait évoqué la situation au Qatar, appelant à un « boycott diplomatique » et à « une réponse politique (de la France) à la hauteur de la situation »

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Et en ouverture du conseil, Florestan Groult a réalisé un petit happening.

Récemment promu vice-président aux Sports de la collectivité, l’élu proche de la France insoumise est apparu avec le brassard One Love, qui devait être porté par les capitaines des nations souhaitant dénoncer la tenue de la Coupe du Monde au Qatar. Mais qui avait été finalement interdit par la FIFA.

« La France est en demi-finale de la Coupe du Monde. Entre nous, qui ne le sait pas ? J’aimerais juste m’en réjouir. D’autant plus que cette affiche inédite tellement espérée depuis des décennies voit une équipe africaine (le Maroc ndlr) attendre pour la première fois ce stade de la compétition. Pourtant, je n’y parviens pas complètement. Un air désagréable omniprésent contamine ce rendez-vous pourtant attendu par les peuples du monde. Cet air, je le porte autour du bras. Le sport fait la société et la société fait le sport », a ainsi indiqué Florestan Groult.

L’élu a dénoncé la « monarchie gazière » du Qatar qui « bafoue les droits humains, discriminant les femmes et les minorités LGBTQIA+, qui a pris la vie de 7000 ouvriers sur les chantiers et ayant mis en danger celle de milliers d’autres ».

« Plutôt qu’un boycott populaire, nous appellons à un boycott diplomatique. Nous attendons des autorités politiques françaises une réponse politique à la hauteur de la situation. Et appellons la FIFA à repenser le système d’attribution des grandes compétitions », poursuivait le vice-président de Bruno Bernard.

Florestan Groult, Vice Président au Sport et à la Vie Associative

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