Dès 6h ce mardi 27 octobre 2020 a commencé l’évacuation du squat qui accueillait dans l’enceinte de l’ancien collège Maurice Scève plus de 300 jeunes migrants étrangers. Cette évacuation, demandée par la Métropole de Lyon, répond au besoin urgent de relogement de ces jeunes dans des conditions dignes à l’approche de l’hiver, et dans un contexte sanitaire marqué par la crise du COVID-19. Toutes les personnes recensées lors de l’opération du 6 octobre dernier seront relogées dans le cadre d’un effort exceptionnel de la Métropole, qui tranche avec les positions prises par les précédents exécutifs. L’évacuation se déroule sous le contrôle des associations partenaires et de plusieurs élu·e·s de la métropole, dont Florestan GROULT, élu MIRS.

Des conditions de vie inacceptables.

Les conditions indignes de survie dans ce squat (absence de chauffage ou de sanitaires) étaient contraires à toutes les convictions humanistes portées par les élus de notre groupe. C’est pourquoi, après avoir entendu l’appel des nombreux acteurs associatifs impliqués sur ce dossier, le groupe MIRS a pleinement soutenu la décision de l’exécutif métropolitain de procéder à une évacuation et un relogement. Florestan GROULT est d’ailleurs présent sur le site aux côtés d’autres élus et des représentants d’association pour veiller à ce que cette opération se déroule dans le respect de la dignité et des droits humains de toutes les personnes impliquées.

Toutes les personnes recensées seront relogées.

Les 189 migrants recensés le 6 octobre dernier se verront offrir une solution de relogement digne. Pour la majorité d’entre eux, des Mineurs Non Accompagnés (reconnus ou en attente d’ordonnance du juge), c’est la Métropole qui assurera leur relogement. Plusieurs sites sont déjà en cours d’aménagement, et une solution temporaire en Hôtel sera mise en place. Pour les adultes sans-papiers en cours de demande d’asile, ce relogement sera assuré par les services de la Préfecture. L’exécutif métropolitain tranche ainsi avec ses prédécesseurs, en prenant à bras-le-corps une situation complexe et en trouvant des solutions humanistes et dignes pour chacun·e.

Régularisation des migrants hors-parcours : un devoir d’humanité.

Nous n’ignorons pas que plus du tiers des jeunes migrants qui occupent ce squat sont hors-parcours et ont évité le recensement effectué par les forces de l’ordre, de peur de finir enfermé·e·s en CRA ou reconduit à la frontière. Nous soutenons pleinement l’action des associations qui les accompagnent aujourd’hui encore dans leurs démarches et qui leur proposent des solutions d’hébergement les plus dignes possibles. Dans le contexte sanitaire exceptionnel que nous vivions, les élus MIRS se joignent à la proposition portée par la France Insoumise et le député Michel LARIVE, répétée lors de la récente marche des solidarités à Lyon et partout en France. Face aux risques de propagation de l’épidémie, il est primordial que toutes et tous aient accès aux soins et à une protection. Régulariser l’ensemble des sans-papiers sur le territoire national est donc un devoir sanitaire, en plus d’être un impératif devoir d’humanité.

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